La Laideur

Jean Seberg on the set of “Bonjour Tristesse” (Otto Preminger, 1958) – Photo by Bob Willoughby.

 

Sans partager avec mon père cette aversion pour la laideur qui nous faisait souvent fréquenter des gens stupides, j’éprouvais en face des gens dénués de tout charme physique une sorte de gêne, d’absence ; leur résignation à ne pas plaire me semblait une infirmité indécente. Car, que cherchions nous, sinon plaire ? Je ne sais pas encore aujourd’hui si ce goût de conquête cache une surabondance de vitalité, un goût d’emprise ou le besoin furtif, inavoué, d’être rassuré sur soi même, soutenu.

Françoise Sagan — Bonjour Tristesse

 

 

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